Lorem ipsum dolor sit amet,
consectetuer adipiscing elit.
Praesent vestibulum molestie
lacus. Aenean. nonummy
hendrerit mauris. Phasellus.
Porta. Fusce. suscipit varius mi.
Cum sociis natoque penatibus.

Voici un excellent artiicle de Guillaume Mauricourt du 30 juin 2007 sur le site Rue89, nous expliqueque la FAO, l'agriculture bio peut nourrir le monde.

L'intégralité du rapport en français (14 pages) se trouve ici.

Le bio? Vous n'y pensez pas serieusement mon pauvre monsieur… Le bio, c'est bon pour les bobos! Comment peut-on envisager de nourrir la planete avec une faible productivite? Cette vision, tenace, avec un brin de mepris pour les nantis de gauche, vient d'etre battue en breche par la FAO, l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture.

Cette noble institution est sans doute la seule a avoir garde sa raison face a la grippe aviaire, en refusant le "tout vaccin" contre les menaces de pandemie et en preconisant d'ameliorer l'hygiene des elevages (avec un budget bien plus reduit) pour tuer le virus dans l'?uf.

La FAO constate dans un rapport que l'agriculture bio n'est plus cantonnee aux pays riches, et qu'elle est capable de nourrir la planete. Partout dans le monde, le nombre de reconversions va bon train: l'agriculture bio est presente dans 120 pays, elle recouvre 31 millions d'hectares, pour un marche de plus de 40 milliards de dollars. Et notre propre agriculture bio est en quelque sorte l'heritiere de l'agriculture traditionnelle des paysans d'autrefois, nos grands-parents, qui avaient compris qu'on devait preserver la ressource, ne pas maltraiter les animaux.

Pour se passer de pesticides qui causent d'innombrables deces dans le tiers-monde, souvent par mauvaise utilisation, la FAO avait deja preconise il y a quelques annees la lutte biologique pour se debarrasser des insectes ravageurs. Cette pratique consiste a utiliser des insectes utiles contre les insectes nuisibles. Chez nous, les braves coccinelles exterminent proprement les pucerons…

Aujourd'hui, la FAO saute le pas et encourage les pays du monde entier a developper le bio. Les avantages qu'elle met en avant sont connus au niveau agronomique: entretien des sols (qui s'appauvrissent, victimes de l'agriculture intensive, avec la perspective de la sterilisation des sols), recours a des produits naturels contre des produits chimiques, moindre pollution, meilleur gout…

Mais l'etude produite le 3 mai a Rome reconnait encore en faveur du bio une meilleure efficience par rapport aux couts, une resistance accrue des ecosystemes face au stress climatique, une reduction de l'utilisation des carburants fossiles… Le bio est a meme de maintenir les structures rurales, d'empecher le gonflement des bidonvilles urbains, car il necessite plus de bras. D'un point de vue holistique, le bio est preferable.

La FAO atteste ainsi sur son site:

 

"L'agriculture biologique est un mode de gestion globale de la production qui exclut l'utilisation d'engrais et de pesticides de synthese et d'organismes genetiquement modifies, reduit au maximum la pollution de l'air, du sol et de l'eau, et optimise la sante et la productivite des communautes interdependantes de vegetaux, d'animaux, et d'etres humains."

Qu'ajouter? Que l'agriculture intensive vit aujourd'hui sur les bas prix du petrole, que demain les bras seront plus economiques que les machines…

L'avenir de l'agriculture est dans le bio, ne saccageons pas la planete. A nous de la defendre contre l'epandage de poisons, la perte de sens de l'agriculture industrielle, et contre la position du Conseil europeen du 12 juin 2007, qui vient d'imposer aux consommateurs de l'UE l'acceptation d'une contamination des produits bio a hauteur de 0.9% (comme les produits non bio), pour rendre impossible toute revendication d'absence d'OGM, et ne pas gener l'industrie des biotechnologies.




YourCompany.Com © 2003 • Privacy PolicyTerms Of Use